Samedi 27 avril, 22h : le boeing 777 d’Air India décolle de l’aéroport Charles De Gaulle direction New-Delhi, la capitale du sous continent.
Huit heures plus tard nous voilà arrivés, mais le voyage n’est pas fini, il nous reste encore 4 heures de vols pour atteindre notre destination finale : Goa et ses plages paradisiaques.
Le lendemain matin, nous nous réveillons à Palolem, une petite station balnéaire de l’Etat de Goa. Sous 40°C à l’ombre, l’air de la mer nous fait du bien.
Nous passons quatre jours dans cette petite bourgade, en découvrant l’arrière pays au guidon de nos scooters. Les rizières, les vaches… Mais surtout les habitants et leur culture si riche, mais si éloignée de la notre. Ici, la plupart des commerçants sont originaires du Gujarat, un Etat situé dans le nord de l’Inde, mais viennent à Goa pendant la haute saison (de novembre à début mai) pour pouvoir nourrir leurs familles.
Malgré la mondialisation et l’essor économique incroyable du pays, nous remarquons rapidement que l’Inde a une culture forte et unique : c’est le point de rencontre entre l’Asie et l’Orient. Le sari est la tenue de référence des femmes, souvent très coloré elles se baignent même avec car, non, elles ne sont pas vraiment autorisées à porter des maillots de bain et se doivent de rester pudiques. Pour acquiescer, les Indiens ne hochent pas la tête de haut en bas, mais secouent de gauche à droite, ce qui créé de nombreuses incompréhensions (souvent très drôles) avec les occidentaux qui ne comprennent pas le paradoxe du « yes » prononcé et du geste effectué.
Cinq jours se sont écoulés, il est temps pour nous de quitter Goa et de continuer notre périple, direction le Rajasthan.
Nous arrivons à Agra dans la nuit du 3 au 4 mai, après une courte nuit, nous nous levons des papillons dans le ventre, impatients de découvrir le fameux Taj Mahal. Caché derrière une porte de grès rouge, il se révèle à nous majestueux, imposant, à couper le souffle. Ce mausolée a été construit par l’empereur Moghol Shâh Jahân à la mort de sa troisième épouse dont il était, dit-on, fou amoureux (un geste romantique dont certains pourraient s’inspirer).
Le manque de temps nous oblige à reprendre la route juste après avoir découvert le « Palais de la couronne », vers Fathepur Sikri (La ville de la victoire), où une citadelle fut construite en 1572 par le fils de Shâh Jahân, Akbar. Cette cité faite de gré rouge est assez sombre, mais son architecture est sublime.
Nous visitons ensuite la Grande Mosquée de Fathepur Sikri « un petit village de 35 000 habitants » comme dirait l’un des fidèles. Sa sobriété musulmane n’enlève rien à son charme et nous découvrons la vie des habitants du village grâce à un fidèle très avenant.
Nous sortons de la mosquée quelques minutes avant l’appel à la prière, et retrouvons Sanjey, notre chauffeur qui nous accompagne depuis le début de notre périple dans le Rajasthan.
Nous nous rendons désormais à Jaipur, où nous commençons notre journée par la visite d’un petit temple hindou dans lequel nous avons pu nous faire bénir par Krishna et discuter avec un Brahmane parlant parfaitement français. Nous continuons notre journée par le Fort d’Amber. Niché au sommet d’une colline, on peut y admirer une vue superbe. Le fort cache de multiples petits temples dans lesquels les hindous vont se recueillir et déposer des offrandes à leurs dieux.
Le décor envoutant me fait penser au dessin animé d’Aladdin, avec les éléphants maquillés traversant la cour principale du fort.
De là, nous partons admirer le Palais des Vents, emblème de Jaipur. Malheureusement, il est en rénovation et un énorme échafaudage cache cette façade sans doute magnifique. Déçus, nous décidons de visiter le temple de Ganesh, l’un des dieux Hindous les plus populaires. Nous assistons à une prière pleine de ferveur. Impressionnant !
Quatre jours après avoir débuté notre rapide tour du Rajasthan, il est temps pour nous de rentrer à la capitale. Nous passons la veille de notre départ à New-Delhi, où le choc de la ville indienne est indescriptible. Bruyante, surpeuplée, éreintante, la capitale est à l’image des grandes villes indiennes. C’est ici que le choc des cultures est le plus flagrant. Les regards des hommes sur les femmes occidentales est, lui, dérangeant.
Dix jours après avoir quitté notre chère France, nous repartons un peu déroutés, mais surtout envoutés par ce pays si riche, et si beau.
beau reportagz
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